Le souffle pour traverser, se libérer et avancer.

Le Breathwork pour accompagner ce passage.

Le souffle est bien plus qu'une fonction automatique.

C’est un pont entre le corps et l'esprit. En période de changement, il aide à apaiser le mental, relâcher les tensions et laisser circuler les émotions.

Respirer consciemment, c'est se reconnecter à soi, retrouver de l'énergie, de la confiance et avancer avec plus de sérénité.

Le souffle ne change pas ce que vous traversez, mais la façon dont vous le traversez.

Origine

Bien avant d'être une pratique, le souffle est notre premier geste de vie.

Depuis des siècles, de nombreuses traditions à travers le monde utilisent la respiration consciente pour soutenir le corps, apaiser l'esprit et favoriser l'équilibre intérieur. Le breathwork moderne s'inscrit dans cet héritage tout en intégrant des approches développées au XXᵉ siècle par des pionniers tels que Leonard Orr, créateur du Rebirthing Breathwork, et le Dr Stanislav Grof, psychiatre à l'origine de la Respiration Holotropique.

Dans les années 1960 et 1970, Leonard Orr développe le Rebirthing Breathwork à la suite de ses propres expériences de respiration consciente. Il raconte avoir vécu des prises de conscience profondes et une libération de mémoires émotionnelles, notamment liées à la naissance, ce qui l'amène à élaborer une méthode fondée sur une respiration continue, fluide et consciente. Son approche vise à favoriser le relâchement des tensions physiques et émotionnelles, à développer une meilleure conscience de soi et à cultiver un sentiment de bien-être.

À la même époque, le Dr Stanislav Grof poursuit ses recherches en psychiatrie et en psychologie transpersonnelle. Pendant de nombreuses années, ses travaux sur les états modifiés de conscience s'appuient sur des recherches cliniques utilisant le LSD. Lorsque ces recherches sont interrompues en raison des restrictions légales sur les psychédéliques, il cherche une méthode permettant d'accéder à des états de conscience comparables sans recourir à ces substances. Avec Christina Grof, il développe alors la Respiration Holotropique, une approche fondée sur une respiration accélérée, une musique évocatrice et un cadre sécurisé. Cette méthode lui permet de poursuivre l'exploration scientifique et thérapeutique des états non ordinaires de conscience en utilisant un outil naturel, la respiration, qui contrairement aux psychédéliques, ne peut être interdit.

Formée au Breathwork par l'une des élèves de Leonard Orr. Cette transmission directe m'a permis de découvrir et d'intégrer les fondements du Rebirthing Breathwork, tout en développant une approche personnelle, nourrie par d'autres enseignements et par mon expérience.

L’impact sur ton système
nerveux.

Au cours d’une séance, ton système nerveux traverse différents états.

Le système nerveux autonome, qui contrôle toutes les fonctions inconscientes de ton corps (comme le rythme cardiaque, la respiration et la digestion), est composé de deux branches principales : le système nerveux sympathique, responsable de l’activation et de la mise en alerte, et le système nerveux parasympathique, essentiel à la détente et à la récupération. Ces deux systèmes sont toujours actifs, mais leur niveau d’activité varie en fonction de ce que tu vis et ressens, de ce que tu as mangé, de ce que tu regardes, de ton niveau de concentration, de ton activité physique… et de ta façon de respirer.

Pendant que nous pratiquons une respiration circulaire, en maintenant toute notre attention dans le corps et en nous relâchant consciemment à chaque expiration, nous stimulons le nerf vague. Cela favorise l’activation du système nerveux parasympathique, autrement dit, cela permet à l’organisme de ralentir et de retrouver un état de calme.

Le nerf vague est le plus long des nerfs crâniens. Il parcourt presque tous nos organes et régule un très grand nombre de fonctions corporelles. Un nerf vague en bonne santé, ou un bon tonus vagal, favorise un système nerveux plus flexible, ce qui est essentiel pour rester connecté à soi-même, même en période de stress ou face à des situations difficiles.

Avec le Breathwork (respiration consciente connectée), nous augmentons fortement l’apport d’oxygène dans l’organisme. Cela entraîne automatiquement une diminution du taux de CO₂ dans le sang et provoque une modification temporaire du pH sanguin. Cette modification induit dans le cerveau un état appelé hypofrontalité transitoire.

Concrètement, cela signifie que le cortex préfrontal, une région impliquée notamment dans le raisonnement, la planification et la prise de décision, est temporairement moins actif en raison d’une réduction de son irrigation sanguine. Cette diminution d’activité peut se traduire par une sensation de légèreté mentale, un apaisement du flot des pensées et une présence accrue à l’instant.

De nombreux sportifs connaissent un état similaire sous le nom de flow ou de runner’s high. Lors d’une séance de Breathwork et de pleine conscience, tu peux vivre cette expérience… tout en restant confortablement allongé(e) et pleinement présent.e à ce qui se passe dans ton corps.

L’ensemble de ces mécanismes favorise également la libération de plusieurs neurotransmetteurs, tels que la noradrénaline, la dopamine, les endorphines, la sérotonine, l’anandamide et l’ocytocine. Cela influence aussi le système endocrinien, qui participe à son tour à la sécrétion de différentes hormones.

Enfin, grâce à l’intéroception (la perception des sensations internes du corps) et à tous les processus décrits ci-dessus, le cerveau traverse au cours d’une séance de Breathwork et de pleine conscience différents états d’ondes cérébrales : bêta, alpha, thêta, delta, et parfois même gamma.